Le piano est un instrument à cordes frappées, contrairement au clavecin (cordes pincées) ou à l’orgue (qui est un instrument à vent) et desquels on le rapproche souvent à cause de son clavier, bien que le son obtenu et le principe de sa production diffèrent grandement.
Le piano que j’utilise est un Burger et Jacobi de 1940 (en Europe, seule la Suisse fabriquait encore des piano pendant la Seconde Guerre Mondiale), restauré par la Maison Bélier Musique à Chambéry, que je tiens à saluer ici pour son travail formidable. Les touches son en ivoire et en ébène, la table d’harmonie en épicéa et le cadre en fonte.
Le piano offre des possibilités infinies et un son remarquable. Il permet de voyager dans tous les univers, mais comporte deux défauts: la difficulté de son transport… et sa forme, qui fait rempart avec le public.
C’est pourquoi, bien qu’il soit mon instrument de prédilection, je ne l’utilise que très rarement dans les contes, et encore faut-il que la salle soit équipée d’un piano mécanique (je ne joue pas sur des pianos numériques). Cependant, bien qu’invisible, il a une place centrale dans mon travail car il est un instrument de méditation artistique qui me permet d’entretenir et de développer ma sensibilité artistique ainsi que mes univers musicaux.
Extrait
Dans la demeure du conteur, j'accompagne un poème de Victor Hugo au piano