Instrument relativement récent (deuxième partie du XXème siècle), le mélodica est, pourrait-on dire, un « piano à vent », ou un « harmonica à clavier ». Instrument polyphonique et harmonique à anches libres, il produit un son qui se rapproche de celui généré par l’accordéon et l’harmonica.
Dans mes contes, il est utilisé pour faire des passages musicaux de transitions, et est le plus souvent joué à deux mains, contrairement à l’usage pour lequel il est prévu initialement.
Un Guzheng du début du XXème siècle, conservé au musée de la musique, en Belgique.
florilège d'effets au guzheng
Dans la demeure du conteur, j'accompagne au Guzheng la lecture d'un des plus célèbres romans chinois: le rêve dans le pavillon rouge
mais au fait, qu'est-ce que ça donne, du mélodica ?
Souvent relégué au rang de sous-instrument ou de jouet, le mélodica a fait ses classes dans le reggae, avec Augustus Pablo dans les années 1980. Il est fut ensuite parfois reprit par d’autres groupes, à l’occasion d’un ou deux morceaux.
Dans la vidéo ci-dessous, la musicienne Ena Toshida interprète un tango au mélodica, montrant toute la sensibilité que l’on peut tirer d’un tel instrument.
quelques cousins
En Asie, le Guzheng a de nombreux cousins, comme le célèbre Koto japonais, le Yatga mongol, le Gayageum coréen le Dan tranh vietnamien.
Le plus souvent, ce qui différencie ces instruments est le nombre de cordes jouées et
Dans tous les cas, ces instruments ont été conçus suite aux apports de la culture chinoise, en s’inspirant du Guzheng. Ainsi, le Koto apparaît vers le VIIIème siècle au Japon, le Yalta se développe plus tardivement en Mongolie: aux alentours du XIVème siècle… Alors que le Guzheng, lui, est vieux d’environ 2500 ans!
Yatga mongol des années 1990, donné par l’État japonais au musée des instruments de musique de Bruxelles.